SCENE_01
Sur le canapé, le fil se ferme
Tu es affalée avec le téléphone dans la main, l’onglet du groupe ouvert, les messages déjà partis à moitié lus. On t’a proposé de “passer vite”, puis quelqu’un a parlé d’un resto, d’un week-end, d’une expo. Et là, la phrase tombe : Je suis trop fatiguée pour suivre qui que ce soit. Pas seulement pour ce soir — pour répondre, pour relancer, pour tenir le rythme.
SCENE_02
Tu transformes l’épuisement en retrait total
La fatigue devient une preuve que tu n’as plus la place de faire partie du mouvement. Alors tu refermes l’écran, tu laisses la réponse en suspens, tu te promets de regarder “quand tu iras mieux”. En pratique, ça te fait répondre tard, décliner sans proposer d’autre moment, et regarder les plans s’éloigner en silence, comme si le simple fait d’être ralentie te rendait impossible à suivre.
SCENE_03
Tu n’as pas besoin de courir après tout le monde
Le bon angle n’est pas “je dois suivre”. C’est : qu’est-ce qui est encore faisable quand je suis fatiguée ? Parfois, c’est juste lire sans répondre. Parfois, choisir une seule personne au lieu de tout le monde. Et parfois, noter une invitation qui t’intéresse pour la regarder demain, sans décider ce soir que ta fatigue vaut un non définitif.