SCENE_01
Le canapé, la veste, l’écran
Tu rentres, tu gardes encore la veste sur les épaules, et tu t’affales sans même poser vraiment le sac. Le téléphone est déjà dans la main. « Je suis trop fatigué pour autre chose » arrive comme une permission triste : ne rien faire de plus, surtout pas ce qui demande un départ.
SCENE_02
La fatigue comme alibi
Ce que tu te dis n’est pas seulement que tu es épuisé. C’est que tout effort sera disproportionné, que te lever pour ranger, cuisiner, lire ou sortir changera à peine ton état et te laissera encore plus vidé. Alors tu repousses, tu grignotes la soirée, et la fatigue prend toute la pièce.
SCENE_03
Un geste qui ne demande pas d’énergie neuve
La lecture la plus juste est souvent plus simple : tu n’as pas besoin d’une grande reprise, seulement d’un point d’appui qui ne te réclame rien d’héroïque. Pose le téléphone hors de portée, garde les pieds au sol, et choisis un seul objet à remettre à sa place. Le but n’est pas de devenir disponible à tout, juste de retrouver un début de mouvement.