TESTE_TES_CONNAISSANCES
La science de la perte d'amis après le mariage et les enfants : pourquoi les cercles rétrécissent selon un calendrier
Quand des amis disparaissent dans des mariages et des bébés — ou quand c'est vous qui avez disparu — le discours intérieur en fait généralement une affaire personnelle : ils ont choisi la nouvelle vie plutôt que vous, ou vous les avez laissés tomber. Quarante ans de recherche sur les réseaux racontent une histoire plus structurelle : les couples se retirent de leurs réseaux personnels selon un schéma documenté et prévisible ; les réseaux d'amitié rétrécissent pour presque tout le monde après le début de l'âge adulte ; un nouveau partenaire déplace des membres du cercle proche ; et environ la moitié du réseau proche de chacun se renouvelle tous les sept ans — surtout parce que les occasions de se voir se tarissent, pas parce que quelqu'un a cessé de tenir à l'autre. Voici ce que montrent réellement les données.
TESTE-TOI · Connais-tu vraiment cette science ?
01 Qu'est-ce que l'« hypothèse du repli dyadique » testée par Johnson et Leslie en 1982 ?
Johnson et Leslie (Social Psychology Quarterly, 1982) ont trouvé un appui à l'hypothèse du repli dyadique : passer des rencontres occasionnelles au mariage était associé à une implication décroissante dans les réseaux personnels — un schéma structurel de la mise en couple, pas un choix moral. source ↗
02 Selon la méta-analyse de Wrzus (2013), qu'arrive-t-il aux réseaux d'amitié tout au long de l'âge adulte ?
Sur 277 études et 177 635 participants, le réseau global culminait au début de l'âge adulte puis déclinait régulièrement, les réseaux personnels et amicaux diminuant tout au long de l'âge adulte — le rétrécissement est le schéma général du parcours de vie, dont les événements comme le mariage façonnent le rythme. source ↗
03 Dans l'étude de suivi néerlandaise sur sept ans, quelle fraction des membres du réseau proche en faisait encore partie sept ans plus tard ?
L'équipe de Mollenhorst a réinterrogé 604 personnes sept ans après la première vague : 48 % des membres du réseau en faisaient encore partie, et seulement environ 30 % des confidents et aides pratiques occupaient la même position — tandis que la taille globale du réseau restait à peu près stable. source ↗
04 Selon l'étude longitudinale de 18 mois de Roberts et Dunbar (2011), de quoi une amitié a-t-elle besoin pour ne pas se dégrader ?
Sur 18 mois, Roberts et Dunbar ont constaté que la proximité émotionnelle dans les amitiés se dégradait quand le contact et les activités partagées cessaient, tandis que les relations de parenté toléraient la négligence — les amitiés, contrairement aux liens familiaux, dépendent d'un entretien actif pour survivre. source ↗
05 Dans l'étude de 2014 de Mollenhorst, Völker et Flap, quelle était une raison majeure de la fin des relations personnelles sur sept ans ?
L'étude a montré qu'une raison majeure de la fin des relations était le manque d'occasions de se rencontrer : les relations naissent de contextes sociaux — travail, école, clubs, quartiers — et quand ces contextes disparaissent, les relations qu'ils ont produites tendent à s'éteindre, sans aucune brouille. source ↗