SCENE_01
La veste encore sur le dossier
Vous posez votre sac, mais la journée n’est pas restée dans l’école. En retirant vos chaussures, vous repensez à ce dossier, à ce regard, à ce silence au fond de la classe. La phrase revient telle quelle : « Leurs problèmes m’ont encore suivi à la maison ». Ce n’est pas une simple rumination ; c’est le signe que quelque chose s’est accroché à vous en sortant.
SCENE_02
La culpabilité qui prend la place du dîner
Alors vous gardez mentalement la classe ouverte. Vous relisez des scènes de la journée, vous imaginez ce qu’il aurait fallu dire, faire, remarquer plus tôt. Et quand vous essayez de décrocher, une autre faute s’ajoute : ne pas penser à eux vous donne l’impression de les abandonner. Le soir se rétrécit, et la fatigue change de forme en devoir invisible.
SCENE_03
Fermer sans effacer
Ce qui vous traverse n’est pas de l’indifférence ni un manque de vocation. C’est le coût de porter, jour après jour, des histoires lourdes sans endroit prévu pour les déposer. Ce soir, vous pouvez simplement noter sur un papier ce qui vous suit encore, puis le plier et le laisser hors de vue. Pas pour nier la réalité — pour reprendre un peu d’espace à votre propre maison.