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La science de l'épuisement en rédaction : pourquoi les licenciements, les métriques et la blessure morale ne sont pas un échec personnel

4 les chercheurs derrièreLe journalisme n'est pas devenu plus difficile parce que vous êtes devenu moins bon. L'emploi dans les rédactions américaines a chuté de 26 % entre 20

University of Toronto / Sunnybrook Health Sciences Centre

Anthony Feinstein

Connu pour:L'établissement de la prévalence du TSPT et de la dépression chez les correspondants de guerre, et l'introduction de la blessure morale comme construit distinct chez les journalistes couvrant des crises

Résultats clés

  1. 2002

    Dans la première grande étude contrôlée sur les correspondants de guerre, 28,6 % avaient souffert d'un TSPT au cours de leur vie et 21,4 % d'une dépression majeure — des taux comparables à ceux des vétérans de combat, et significativement plus élevés que chez les journalistes n'ayant jamais couvert de guerre.

  2. 2014

    Des journalistes n'ayant jamais quitté la rédaction mais visionnant à répétition des vidéos et images de violence extrême générées par des utilisateurs ont développé une psychopathologie comparable à celle des correspondants de guerre — la fréquence d'exposition, et non sa durée, étant le prédicteur le plus fort.

  3. 2018

    Les journalistes couvrant la crise européenne des réfugiés présentaient peu de TSPT classique mais des taux élevés de blessure morale — culpabilité, honte et sentiment de ses propres valeurs brisé — surtout ceux ayant peu de soutien organisationnel ou de contrôle sur leurs missions.

Stanford University

Angèle Christin

Connu pour:Recherche ethnographique sur la manière dont les métriques d'audience remodèlent le journalisme différemment selon le contexte institutionnel et national

Résultats clés

  1. 2018

    En comparant des rédactions aux États-Unis et en France, l'emprise psychologique des métriques d'audience dépendait du contexte institutionnel, pas des chiffres eux-mêmes : les rédacteurs américains qui affirmaient ignorer le trafic le consultaient tout de même sans cesse, tandis que les Français qui jugeaient les métriques vulgaires organisaient leur journée autour d'elles.

  2. 2020

    Au cours de quatre années de travail de terrain en rédaction, les journalistes américains minimisaient systématiquement les chiffres de trafic au profit du jugement de leurs pairs sur la qualité, tandis que les journalistes français se fixaient sur le trafic comme signe de résonance auprès du public — montrant que les mêmes outils de métriques produisent des cultures de rédaction très différentes.

Rutgers University

Caitlin Petre

Connu pour:La documentation de la manière dont l'analyse d'audience en temps réel fonctionne comme une forme de surveillance managériale et de contrôle émotionnel dans les rédactions

Résultats clés

  1. 2015

    Gawker liait la rémunération et la sécurité de l'emploi de ses rédacteurs à l'eCPM, un score de revenu par page vue en temps réel, tandis que le New York Times dissimulait délibérément les métriques à ses journalistes pour éviter le même effet — pourtant, les journalistes des deux organisations éprouvaient malgré tout une anxiété, une compétition et un doute de soi comparables face aux analyses.

  2. 2021

    Les outils d'analyse en temps réel sont conçus pour gagner la confiance et la loyauté des journalistes en imitant les caractéristiques de jeux addictifs — affichages immersifs, retour instantané, scores constamment mis à jour — ce qui pousse de nombreux journalistes à devenir accros aux métriques et à se mettre eux-mêmes la pression pour travailler toujours plus dur afin d'augmenter leurs chiffres.

University of Westminster

Sian Williams

Connu pour:Recherche, avec Tina Cartwright, sur le TSPT, le risque personnel et la croissance post-traumatique chez les journalistes britanniques

Résultats clés

  1. 2021

    Dans une enquête auprès de 69 journalistes britanniques, les indépendants rapportaient des symptômes de TSPT significativement plus élevés que les journalistes salariés, et ceux ayant affronté un risque personnel ou travaillé en zone de guerre présentaient à la fois plus de symptômes de TSPT et plus de croissance post-traumatique — les deux peuvent coexister plutôt que l'un remplace l'autre.

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