CHRONOLOGIE_DE_RECHERCHE
La science des ragots : pourquoi tout le monde en fait et pourquoi la plupart sont inoffensifs
Si vous redoutez ce que dit votre groupe d'amis quand vous quittez la pièce, les vraies données sur les ragots valent la peine d'être connues. Des chercheurs qui ont enregistré de vraies conversations ont constaté que les ragots occupent environ 52 minutes d'une journée moyenne — et qu'environ 75 % sont neutres, de la simple transmission d'informations, avec seulement 15 % de négatif. Les travaux évolutionnistes soutiennent que les ragots sont le moyen par lequel les humains entretiennent leurs amitiés — un remplacement verbal de l'épouillage des primates — et les expériences montrent qu'une grande partie protège les gens des tricheurs plutôt que de démolir qui que ce soit. La certitude chronique que vous êtes le sujet, et que le verdict est mauvais, n'est pas un fait sur vos amis : c'est un trait mesurable appelé peur de l'évaluation négative. Voici comment la science a dépassé le stéréotype.
Comment la science a changé · 1983–2019
- 1983
Mark Leary publie la Brief Fear of Negative Evaluation Scale, offrant aux chercheurs une mesure standard du trait derrière la crainte d'être jugé et commenté — une version abrégée de l'échelle de Watson et Friend de 1969. ↗
- 1996
Robin Dunbar publie Grooming, Gossip, and the Evolution of Language, soutenant que le langage a évolué comme un 'épouillage vocal' : les ragots permettent aux humains d'entretenir bien plus de relations à la fois que l'épouillage en tête-à-tête dont dépendent les autres primates. ↗
- 2004
La revue d'Eric Foster dans Review of General Psychology consolide cinquante ans de recherches éparses sur les ragots en une taxonomie opérationnelle — définissant le ragot comme un discours évaluatif sur des tiers absents et cartographiant ses fonctions : information, divertissement, amitié et influence. ↗
- 2012
Feinberg, Willer, Stellar et Keltner publient 'The Virtues of Gossip' dans JPSP : voir quelqu'un tricher pousse les observateurs à prévenir les victimes potentielles, les prévenir réduit la détresse des observateurs, et ce sont les personnes les plus prosociales qui pratiquent le plus ce type de ragot — même à leurs frais. ↗
- 2014
Dans Psychological Science, Feinberg, Willer et Schultz montrent expérimentalement que laisser les membres d'un groupe colporter et exclure les profiteurs maintient la coopération — et que les individus ostracisés reviennent en coopérant à des niveaux normaux, suggérant que le ragot fonctionne comme une réforme, pas seulement une punition. ↗
- 2019
Robbins et Karan publient la plus grande étude naturaliste sur les ragots : des enregistreurs portables ont échantillonné les vraies conversations de 467 personnes, recensant 4 003 épisodes de ragots — environ 52 minutes par jour, près de 14 % des conversations — dont environ 75 % de ton neutre. ↗