CHRONOLOGIE_DE_RECHERCHE
La science des relations après le divorce avec des enfants : désirabilité, culpabilité et impacts sur les enfants
'Personne ne voudra de moi avec des enfants' et 'Je serais un mauvais parent si je sortais avec quelqu'un' — ce sont les deux histoires qui figent les parents divorcés. La recherche raconte une histoire plus nuancée : les études montrent que les enfants réduisent la taille du bassin de rencontres à court terme, mais ont des effets négligeables sur la formation de partenariats à long terme pour la plupart des gens. La culpabilité liée aux rencontres après le divorce est quasi universelle — mais ce n'est pas une preuve de mauvaise parentalité. Et des décennies de recherche depuis le travail fondateur de Mavis Hetherington montrent que l'adaptation des enfants dépend presque entièrement de la façon dont et du moment où un nouveau partenaire est présenté — pas du fait qu'un parent sorte avec quelqu'un. Le scénario est erroné. La science est plus utile.
Comment la science a changé · 1979–2009
- 1979
Mavis Hetherington commence sa célèbre étude longitudinale de Virginie, suivant des familles divorcées sur deux décennies. Les premières conclusions établissent que la détresse des enfants après le divorce est principalement causée par le conflit parental et l'instabilité — pas par le fait qu'un parent sorte avec quelqu'un en soi — posant les bases pour séparer 'le parent sort' de 'préjudices pour l'enfant'. ↗
- 1994
La méta-analyse de Ganong et Coleman sur la recherche sur les familles recomposées constate que les résultats des enfants dans les familles remariées sont davantage prédits par la qualité de la relation parent-enfant et la stabilité économique que par la présence d'un beau-parent — déplaçant l'attention des rencontres elles-mêmes vers les conditions relationnelles environnantes. ↗
- 1997
Smock et Manning analysent des données d'enquêtes nationales et constatent que les parents célibataires — en particulier les mères — sont significativement moins susceptibles de cohabiter que les célibataires sans enfants, documentant le phénomène de 'délai de rencontres' : les enfants réduisent les taux de formation précoce de partenariat sans éliminer la probabilité de partenariat à long terme. ↗
- 1999
L'étude d'Anderson et ses collègues sur les transitions familiales post-divorce constate que le ressentiment des enfants envers le nouveau partenaire de rencontres d'un parent est fortement modéré par le moment de la présentation : les enfants présentés à des partenaires au cours de la première année suivant la séparation montrent des résultats d'adaptation significativement moins bons que ceux présentés après 18 à 24 mois. ↗
- 2002
Buunk et ses collègues publient des recherches expérimentales sur les préférences de partenaire montrant que le fait d'avoir des enfants à charge abaisse substantiellement la désirabilité à court terme d'un partenaire potentiel — en particulier pour les hommes évaluant les femmes — mais cet effet diminue significativement lors de l'évaluation de la compatibilité pour une relation à long terme, où la stabilité financière, la chaleur et la fiabilité l'emportent sur le statut parental. ↗
- 2004
L'étude de Hilton et Kopera-Frye sur les expériences de rencontres des parents célibataires révèle que la culpabilité liée aux rencontres est rapportée par la grande majorité des parents célibataires — en particulier dans les deux premières années après le divorce — et est la plus élevée chez les parents qui croient (incorrectement, selon la littérature plus large) que toute rencontre nuit aux enfants. ↗
- 2009
Les recherches de King sur la qualité de la relation père-enfant après des transitions familiales montrent que les pères qui maintiennent une parentalité cohérente et émotionnellement disponible tout en sortant avec quelqu'un ne montrent pas de diminution significative de la sécurité d'attachement de l'enfant — fournissant des preuves directes que les rencontres et la qualité parentale sont des variables indépendantes, pas un compromis à somme nulle. ↗